Bouées dérivantes

Tout en signalant leur position, les bouées dérivantes mesurent la température de la surface de la mer et parfois la pression atmosphérique, la salinité de la surface de la mer, la température de l’air ou les vents près de la surface. Les séries chronologiques de positionnement (trajectoires) permettent d’effectuer des estimations a posteriori des courants près de la surface de l’océan. Le réseau de bouées dérivantes fait partie du Système mondial d’observation de l’océan de la Commission océanographique intergouvernementale. Les différents types de bouées dérivantes comprennent :

  • la bouée du Programme de mesure de la vitesse de courants en surface (SVP) (deux grandeurs : 35 cm et 40 cm), qui transporte une ancre flottante sous-marine centrée ou ancrée à une profondeur de 15 m;
  • les bouées balancées pour la masse de glace ou la dérive de la glace qui sont habituellement déployées sur la glace de mer;
  • les bouées dérivantes à ancre flottante en profondeur (environ 100 m)
  • les bouées en forme de X (avec ailes); de petites bouées dérivantes connues sous le nom de CODE/Davis;
  • autres.

Il existe plusieurs programmes internationaux qui participent au déploiement de bouées dérivantes. Le programme le plus important est le Programme mondial de bouées dérivantes (Global Drifter Program [GDP]) qui ne déploie que de bouées dérivantes SVP.

Système mondial de télécommunications (SMT)

Système mondial de télécommunications (SMT)

La source la plus complète de données provenant de bouées dérivantes est le SMT de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Entre 1978 et 1993, les données du SMT étaient encodées en format alphanumérique traditionnel (TAC) FM-14 DRIBU. En 1993, après une période de chevauchement avec le DRIBU, les données de certaines bouées ont commencé à être transmises en format TAC FM-18 BUOY; ce dernier s’est imposé comme format officiel jusqu’à la fin de 2016. À partir de 2003, les messages contenus dans le code BUOY ont progressivement été copiés en forme universelle de représentation binaire pour les membres de l’OMM (FM-94 BUFR). En date de août 2016, le code BUOY était encore la forme officielle pour les données des bouées dérivantes du SMT, mais en raison de la configuration du routage, des problèmes de transfert aux centres de chiffrement et de l’attribution de numéros à 7 chiffres de l’OMM à certaines nouvelles bouées, un nombre de bouées a commencé à transmettre uniquement en BUFR à partir de 2015. La fin des messages provenant de bouées en format TAC est prévue pour novembre 2016, après quoi seuls les messages en format BUFR seront en circulation.

Les données du SMT en formats DRIBU et BUOY recueillies par le MPO entre 1985 et 1989, en 1992 et entre 1998 et 2015 ont été organisées dans des dossiers généraux et déposées dans les archives de données sur les océans des National Centers for Environmental Information (NCEI) de la US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et sont maintenant accessibles à partir du catalogue de données de la NOAA. Les données des autres années (1978 à 1984, 1990, 1991 et 1993 à 1997) seront accessibles à une date ultérieure et peuvent entre-temps faire l’objet d’une requête auprès du MPO.

Les dossiers antérieurs encodés en BUFR sont actuellement décortiqués et comparés avec les données en FM-18 BUOY pour en extraire les données en format BUFR uniquement et les déposer dans les archives de données sur les océans des National Centers for Environmental Information (NCEI) à titre d’addenda.

Accès aux données

Les dossiers de données en format TAC peuvent être téléchargés mensuellement sous forme de fichiers CSV. Concernant les années n’apparaissant pas dans le menu ci-dessous ou pour des demandes personnalisées, veuillez remplir le Formulaire de commande.

Bouées dérivantes en profondeur de Kiel

Bouées dérivantes en profondeur de Kiel

Données sur les bouées dérivantes avec ancre flottante en profondeur recueillies par l’Institut für Meereskunde, alors établi à l’université de Kiel (Allemagne), de 1980 à 1996. Les données proviennent surtout de l’océan Atlantique, mais une partie d'entre elles provient de l’océan Arctique et, concernant les dernières années, de l’océan Indien. Les enregistrements les plus anciens datent de 1980 et les plus récents ont été consignés en 1996. Les positions sont interpolées toutes les 3 heures. Ces bouées dérivantes sont équipées d’ancres flottantes en profondeur. Certains enregistrements comprennent la température de la surface de la mer et des vitesses calculées. Pour plus d'informations sur ce sujet, consultez : Krauss, W. On the slippage of deep-drogued drifters. J. Geophys. Res., 101 (1996), pp. 1309–1319, doi:10.1029/95JC02686.

Accès aux données

Données sur les bouées dérivantes en profondeur recueillies par l’Institut für Meereskunde, à l’université de Kiel, de 1980 à 1996.

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